vendredi 30 janvier 2009
Un nouvel auteur est né !
Mon petit fils Sam qui a 5 ans à voulu faire un blog. Alors avec sa Maman ils ont créé "Chez Samuel" pour y mettre les histoires qu'il invente.
Sa Maman essai de lui faire mettre les choses dans l'ordre mais en fin de compte c'est lui qui décide et cela met du piquant à la lecture.
Je vous invite donc à aller vous rendre compte par vous-même. Bonne promenade dans l'imagination d'un petit garçon de 5 ans. Pour l'encourager n'hésitez pas à lui mettre un commentaire.
vendredi 23 janvier 2009
Ca vous a plu...???
Alors c'est ici que ca se tient car je ne suis pas assez douée pour peindre cela !!! Vous y verrez des stickers et des stickers et des stickers... et plein d'autres chaoses du même genre à coller ou repositionner. Bonne visite et bon assemblage sur vos murs, portes et fenêtres.
Pour la ferme, c'est Nathalie CHOUX (oui, oui, prédestiné ce nom...) qui s'y est collée ici.
mardi 20 janvier 2009
Petite ferme à domicile
En son temps j'avais parlé des couleurs Bleu turquoise et Chocolat qui agrémente le Bureau, mais aussi un autre endroit... où j'ai installé une petite ferme colorée. A vous de juger... (le chocolat est un peu trop foncé sur ces photos mais ça donne une idée).
dimanche 18 janvier 2009
Simon's cat
J'ai beaucoup ri en regardant ceci alors amusez-vous bien ! C'est tellement vrai... !!!
lundi 12 janvier 2009
DIVE BOUTEILLE
Un petit crachin mouillait les bosselles et les filets étendues sur le port de Landbinic.
Comme à l’habitude, Merlefin sorti en titubant de la taverne « La sans soif ». Après s’être délesté dans les eaux troubles de la cale sud, il vit un banc de Sirènes se déployant en un magnifique ballet le long des bateaux amarrés au quai. Une question cruciale vint entrechoquer ses neurones ! Devait-il cesser l’absorption de substances alcoolisées ? Ce n’était pas la première fois que son esprit était confronté à ce genre de problème. Il y avait eu des prémices…
Bien sur, il y avait eu l’histoire de la pancarte accrochée à l’avant de la goélette du Capitaine Marcoule. Elle n’y était plus, mais il l’avait bien vu, il n’était pas fou, il y avait bien lu : « Attention ne sont pas bienvenus les chiens gentils, chats à puces et lunes à tiques » Ou bien était-ce « chats à tiques et lunes à puces » ? Il ne savait plus très bien, son cerveau était trop embrumé. Oh la la ! La soirée s’annonçait difficile ! Il avait encore bien commencé avec le chouchen et l’hydromel qui coulaient à flots ! Heureusement les galettes de Maryvonne étaient délicieuses, cuites dans la cheminée à même les braises. Elles permettaient d’absorber le trop plein de boisson. Mais revenons à cette histoire de sirènes. Cela le tracassait plus que de raison.
Le mois dernier déjà il avait eu un souci lorsqu’une envolée de bigoudènes en tenues d’apparat s’était abattue sur le toit de la criée. Cela ne l’avait pas trop inquiété, les bigoudènes, ça fait partie du paysage, c’est du pays. Mais, par précaution, il se rendit chez la vieille guérisseuse au fin fond des marais salants. Elle écouta attentivement les explications du jeune marin et lui donna une décoction de plantes et d’algues à boire pendant cinq jours tout en récitant l’incantation suivante :
« Dives chopines cessez de me tenter ! »
« Boissons célestes arrêtez de me harceler ! »
« Tournées à la santé de tout et de rien je refuserais ! »
« A la cruche d’eau j’aurais le courage d’être fidèle ! »
« Sirènes enchantées donnez-moi ce courage ! »
Il eut beau faire tout ce que la bonne femme lui avait recommandé… aucun résultat ! Et même c’était pire puisque cette fois, ce sont des sirènes qu’il voyait ! D’accord, elles nageaient et il est vrai que des sirènes qui nagent, c’est moins gênant que des bigoudènes qui volent ! Mais quand même, une sirène, ce n’est que chimère ! Et là, l’histoire devenait plus grave !
Affolé, il retourna voir la Mère des marais. Elle lui remit une écharpe coupée en son milieu. Il ne devait s’en séparer sous aucun prétexte. Elle lui donna à nouveau la même potion, à boire de la même façon, avec la même incantation, mais elle lui précisa, ce qu’elle avait oublié de faire la première fois, que la potion était à ingurgiter PURE et non noyée dans la cervoise !
Il repartit aussi vite que ses sabots le lui permettaient, avala la mixture, entama l’incantation tout en buvant… de l’eau. Le besoin pressant coutumier de ses soirées arrosées, le poussa vers le port. Il fut ravi de voir qu’il marchait fort droit et que sa vue était bien net. Il se dirigea vers la cale qu’il utilisait pour se soulager, heureux que la médication ait fait son effet.
Quelle ne fut pas sa surprise, en se penchant, de voir à nouveau, non pas « des », mais une sirène !
Elle ressemblait trait pour trait à la Mère des marais, mais avec cinquante ans de moins !
Attiré par les charmes de cette merveille, Le jeune homme se jeta à l’eau enlaça et embrassa la sirène. Elle lui demanda de la libérer en coupant, avec les ciseaux attachés à sa queue, l’autre moitié de l’écharpe enroulée autour de son corps sublime.
La belle enfin libre sortie de l’eau entraînant son chevalier servant sur le quai. Pour avoir fait capoter le naufrage d’un galion avec plus de cinquante hommes à bord, car elle chantait faux, la délégation des sirènes l’avait répudié et relégué au rang d’humain, mais sous forme de vieille harpie. Pour retrouver la beauté de sa jeunesse, il lui fallait amener un homme dépendant à l’alcool aux plaisirs des boissons douces. Si celui-ci tombait amoureux d’elle, son sort ne serait plus lié au fond marin, mais au monde terrestre.
Le beau marin ayant réussi à se sortir de ses envies de boissons fortes, elle avait pu redevenir sirène et l’attirer ici afin qu’il s’éprit d’elle. Ce qui ne manqua pas de se produire. A présent, leurs vies étaient unies pour toujours.
Il se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup de petits … poissons.
Le 03.08.2006 - Brigitte Gueunier - Plume Fragile
dimanche 11 janvier 2009
LE RESQUILLEUR
Il prenait comme moi le 18 h 45 à Rennes. Je l’avais remarqué sur le quai, petit, chétif, triste, il y avait bien quelques tâches de couleurs par ci par là qui l’égaillai, mais dans l’ensemble, il était gris. La première fois que je l’aperçu, il déambulai sur le quai en prenant bien soin de rester caché derrière un pilier, un chariot à bagages ou toutes autres choses qui puissent le masquer aux regards indiscrets. C’était sûrement pour ne pas ce faire remarquer des contrôleurs. Tous les jours, assise sur un banc, en mangeant un pain au lait j’attendais que le train arrive. Lui rodait toujours. Un jour, la viennoiserie tomba par terre. En un éclair je le vis passer à toute allure, attraper le gâteau et partir en courant. Je restais interloquée, puis remise de mon étonnement, j’allais m’installée dans le train. Ne le voyant plus, j’en déduisis qu’il était reparti. Pendant plus d’une semaine le manège se reproduisit. Puis un soir, il pleuvait à torrent, il n’était pas sur le quai. Je le vis monter dans le train au dernier moment, juste avant que les portes ne se ferment. Il vint se mettre juste à côté de moi. Tout trempé, mais tout joyeux semblait-il. C’est ce jour là que je me suis décidée. Il s’appellerai « filou » ce mignon petit chat gris que je venais d’adopter.
Le 28.08.2006 – Brigitte Gueunier – Plume Fragile






