jeudi 30 avril 2009
JEUX D'ENFANTS
- Damien où vas-tu encore !
- Je vais voir les petits de la lapine à Mémé !
Mémé, tout le monde l’appelle ainsi cette gentille vieille dame qui habite la ferme des Cuculles. Personne ne connaît exactement son âge et son surnom lui est venu tout naturellement. Tous les enfants du village sont venus pour l’écouter raconter l’histoire de cette ferme qui doit son nom aux capuchons que portaient les travailleurs des champs en guise de chapeau. Au XVème siècle, la ferme était la fabrique la plus importante de ces vêtementsd’étoffe grossière. Mémé en a encore une qui a résisté au temps et qu’elle garde religieusement afin de montrer à quoi ressemble cet habit d’un autre temps. Les gamins, lorsqu’ils viennent la voir, ne manquent pas de lui demander à voir la relique bien que se soit la énième fois. Damien ne déroge pas à la règle. Après avoir dit bonjour à Mémé et poser quelques nouvelles questions sur les cuculles, Damien ressort à la même vitesse qu’il est entré. Il rejoint son copain Sylvain qui, entourée de poules, jette du blé dans la cour.
- Cot cot cot codette ! Allez venez manger les petites cocottes. Salut Damien ça va ?
- Ouais, je viens voir Scarlatine. Alors ça y est, elle les a sortis de leur nid de poil ?
- Ouais, vient on va les regarder, mais faut pas les toucher sinon Mémé va pas être contente car leur mère elle s’en occupera plus après.
- D’accord, j’ouvre pas la cage.
Damien se précipite vers le mur de la grange où sont alignés les clapiers. Sylvain, clairvoyant, le rattrape par la manche juste avant qu’il n’arrive à la niche de Damoiseau, le nouveau chien de la ferme qui les fixait d’un regard hostile.
- Fais gaffe, il est pas méchant, mais Mémé dit qu’il est lunatique alors on sait pas bien les réactions qu’il peut avoir !
Les deux gamins s’extasient pendant un temps devant la portée duveteuse et colorée, puis lassés, s’en retournent jouer sous le hangar où sont entreposés vieux tracteurs et autres ferrailles inutilisés et rouillés. Parmi toutes ces merveilles, il y a leur jouet favori.
Une grande caisse en bois montée sur deux roues pleines et attachée, par une tige courbée, à la selle d’un vieux vélo.
Aujourd’hui, Damien et Sylvain en font une moto trépidante avec laquelle, gaz à fond et « poignée en coin », ils dévalent les chemins autour de la ferme. Évidemment, ce n’est pas la panacée pour faire le Bol d’or ! Par contre, une fois bâchée, la remorque devient un parfait abri lorsqu’il s’agit de chasser le gnou dans la savane ! Ca, ils l’on expérimentés la semaine dernière et c’était vraiment épatant !
L’heure avance et les deux gamins doivent rentrer chez eux, mais avant de partir, ils cherchent à quoi leur servira leur bolide la prochaine fois. C’est Damien qui lance en riant :
- Nous jouerons au Pharaon qui va voir la construction des sphinx de sa pyramide !
Le 14.09.2006 - Brigitte Gueunier - Plume Fragile
vendredi 24 avril 2009
PREMIERE PORTEE
Depuis que nous sommes installés dans le village, les enfants nous racontent des histoires si étonnantes lorsqu’ils reviennent de la ferme des Cuculles que nous avons eut envie, nous aussi, de les entendre. Après avoir téléphoné à Mémé pour prévenir de notre venue, Damien et Sylvain nous entraînent sur le chemin de la « cours aux mille trouvailles» comme ils l’appellent. Mémé toute menue et souriante nous attend sur le seuil et nous fait asseoir autour de la grande table en bois brut installée au centre de la pièce à vivre. Elle nous propose un café à « la chaussette » qu’elle tient au chaud, au coin de la cuisinière à bois, dans une cafetière en émail rouge. Quelques biscuits maison agrémentent ce petit quatre heures. Damien et Sylvain s’installent devant un verre de lait tout tiède.
N’y tenant plus, Damien pose la question qui lui brûle les lèvres depuis si longtemps :
- Dit Mémé pourquoi tu appelles ton chien par ce drôle de nom ?
Et bien tu comprends, c’est comme l’histoire du nom de la ferme, cela date de fort longtemps. Le jeune homme du château voisin, fou amoureux de la fille des fermiers, venait tous les jours voir sa belle pour lui conter fleurette. Le père de la jouvencelle, soucieux de préserver la réputation de la famille, lâchait systématiquement le chien aux trousses du jeune homme enamouré. Vous comprenez, l’honneur c’est l’honneur et le fermier préférait se méfier, tout châtelain qu’était le jouvenceau. Celui-ci après quelque bas de pantalons déchirés fini par apporter de quoi amadouer le féroce animal. Quelques belles cuisses de poulet eurent vite raison de la faim inassouvie du molosse. Le maître s’apercevant de l’affaire enferma son chien avec un bon coup de pied au derrière en criant « Nom d’une bourrique ! Tu parles d’un chien de garde ! Te laisser avoir par un Damoiseau ! C’est à pas y croire ! ».
Depuis ce temps, par boutade, tous les chiens de la ferme ont été dénommés ainsi.
- Dis Mémé maintenant, raconte-nous l’histoire du nom de la Lapine ! s’écrie Sylvain
Et bien voilà, avec mon époux nous nous relayions depuis trois jours auprès de Digitale notre truie qui était prête à mettre bas. Nous connaissions à peu près la date car une truie fait toujours ses petits trois mois, trois semaines et trois jours après avoir rencontré son amoureux.
- C’était qui son amoureux ? Demande Damien en pouffant de rire.
- Il s’appelait Dartagnan, c’était un gros verrat de race limousine, à la peau rose avec des taches noires aux oreilles et sur le dos.
Nous attendions cet événement avec impatience, mais nous étions un peu nerveux car c’était pour elle comme pour nous une première portée. Et, bien que nous ayons vu faire nos parents, nous n’étions pas très rassurés. Pourtant à la date prévue, elle nous fit cadeau de neuf jolis petits pourceaux. Huit de la couleur de leur papa, et petit tout noir. Ils pesaient tout juste un kilo. Imaginez un paquet de sucre en poudre avec quatre petites pattes, deux oreilles pendantes et une petite queue bien droite.
- Dit Mémé je croyais que la queue des cochons était toujours en tire-bouchon ? S’étonne Sylvain.
Et bien non justement, un cochon qui a la queue toute tortillée, c’est qu’il est angoissé alors qu’une queue bien droite signifie un animal détendu et en pleine forme. C’est important de ne pas bousculer les cochons, car ce sont des animaux qui ont un cœur tout petit par rapport à leur poids et de ce fait, ils sont sujets aux ennuis cardiaques. Malgré tout, ces petits diables, après avoir choisi chacun la tétine qu’il utilisera pour se nourrir, se sont mis à jouer, se poursuivant, lançant de la paille avec leur groin et la faisant retomber sur leurs dos. Il n’y avait que ce petit noiraud qui restait dans son coin. Nous n’avions pas prévu qu’il y aurait un chétif ! Mon Louis parti vite à la grange et revint avec une lampe chauffante, celle dont on se sert pour maintenir les poussins à bonne température quand ils naissent. Nous l’avons surveillé pendant plusieurs jours car ses frères et sœurs l’écrasaient lorsqu’ils se ruaient sur leur mère pour la tétée ! Nous l’avons tenu auprès d’une tétine afin qu’il puisse lui aussi se nourrir et nous avons fini par lui donner le biberon. Malgré tous nos soins, il ne survécu pas plus de dix jours. Avec le temps, nous nous sommes aperçus que cela arrivait plus souvent que nous le pensions.
Ma fille Evangéline avait alors six ans. Depuis fort longtemps, elle nous demandait un animal « à elle » dont elle s’occuperait « toute seule ». Bien entendu, lorsqu’elle a vu ces petits jouets, elle en voulu un. Il nous fallu plusieurs jours pour la convaincre qu’un cochon, si mignon petit, devenait très gros et dangereux pour une petite-fille. Alors, elle finie par comprendre q’une lapine serait plus adaptée à son jeune âge. De plus, les petits qu’elle aurait seraient encore des occasions de plaisir et de joie le moment venu.
Le jour prévu pour aller choisir la boule de poil qui serait l’élue, une scarlatine cloua ma petite au lit. C’est ainsi que la lapine pris ce nom qui fut perpétré pour toutes les lapines premières d’une lignée.
- Ce sont de bien belles histoires que tu nous dis là Mémé, tu peux nous en raconter encore ? Dit Damien émerveillé.
- Ce serait avec joie mon petit Damien, mais je suis une vieille grand-mère et je suis un peu fatiguée. Il faut que je me repose maintenant. Tu sais bien qu’avec Sylvain vous pouvez revenir quand vous voulez pour jouer. C’est promis, quand vous le voudrez, je vous en conterais d’autres.
Le 26.09.2006 - Brigitte Gueunier - Plume Fragile
dimanche 12 avril 2009
Encore une petite vidéo pour rire...
Vous n'aimez pas le Scrabble, ce n'est pas grave, il ne faut pas manquer cette partie d'entologie vous y apprendrez forcément quelquechose et si vous aimez le Scrabble... vous allez être servi en mot pour "casser" les lettres chères... !!! hi hi hi !!!
Bonne détente !
vendredi 10 avril 2009
Prenez un papier et un crayon avant de regarder !!!hi hi hi !!!
Je suis allée faire un tour sur le blog de "maman organisée OU PAS"
et j'ai trouvé ceci :
Trop drôle ! A vous de rire !
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